PORTAMI VIA

Performance Pour Deux Danseuses

Ioulia Plotnikova / Juliette Morel

CASSANDRE

Photos Nicolas Bonilauri / May Rohrer / Daniel Nguyen / Michel Morel

Production de la Compagnie du Liocorno avec le soutien de la Mairie d’Asnières et de la MDC de Gennevilliers / Cie agréée soutenue par le Conseil Général du Nord-Pas-de Calais/ Institut Français du Luxembourg / CCN de Roubaix /
Un solo de danse contemporaine incarnée qui mêle théâtre, grâce classique et force martiale…

Chorégraphe et Danseuse : Juliette Morel
Textes : Friedrich Schiller
Lumières : Alain Collet
Son et dispositif vidéo : Nicolas Bonilauri
Costumes : Catherine Pierson
Scénographie et technique : Michel Morel, Alain Collet, Nicolas Bonilauri
Musique : Nick Cave, Clint Mansell, Alasdair Robert, Sonic Youth, Dresden Dolls, Trent Reznor.
Durée : 45 min
Tout public
Production de la Compagnie du Liocorno avec le soutien de la Mairie d’Asnières et de la Maison de la Culture de Gennevilliers. La compagnie a reçu également l’agrément du conseil général du Nord-Pas-de calais et l’aide à la diffusion.

CASSANDRE / Festival d’Avignon Off

Théâtre des Hauts Plateaux la Manutention,
22H45, du 4 au 26 Juillet
Relâches les 8, 14 et 22

L’ATTENTE

Inspiré du Tableau de Carlo Carrà

15mn

Musique d’Arvò Pärt

La pièce représente les états d’âmes et le parcours intérieur d’un personnage qui attend.

Le regard fixé dans une même direction, il se heurte à l’environnement immobile où rien n’arrive jamais, rien ne se meut jamais.

Quelle trace laisse sur le corps la répétition et l’attente ?

Comment se manifeste un corps éprouvé par le non-avenir ?

Comment échapper à l’attente ?

LES CHIMÈRES, OU LES HOMMES EN CREUX

Photos May Rohrer et Nicolas Bonilauri

Dirt

Duo, danse et arts martiaux indiens
MDC Gennevilliers-2007

HISTOIRES BAROQUES

La pièce est conçue comme une peinture baroque reflétant l’essence d’une période étrange de l’histoire, mélancolique et angoissée, où les certitudes sont remises en cause par les grandes découvertes, le contexte scientifique, les guerres de religion: l’homme n’est plus au centre du monde et l’univers est infini.

La représentation chorégraphique de l’esthétique de la mélancolie souligne l’angoisse propre au mouvement baroque, caractérisés par des thèmes comme l’illusion, la métamorphose, les courbes, l’ouverture sur l’infini.

Le baroque se singularise par la fascination pour le changement, le mouvement, l’instabilité des choses. L’ostentation et la mort sont aussi des thèmes récurrents propres au baroque.

Dans un tableau baroque qui se délite, se déforme, la danseuse représente et incarne ici les signes du temps, elle envahit un espace, se débat, se tord, ses passions retenues confinent à l’hystérie des « sorcières » traquées par l’inquisition.

La chorégraphie montre l’instabilité d’un équilibre en voie de se défaire pour se refaire,

les surfaces du corps se gonflent ou se rompent, de formes évanescentes, de courbes et de spirales.

Le corps est une unité mouvante en voie de métamorphose.

Les apparences sont fuyantes.

Le corps de la danseuse se répand, occupe le plus d’espace possible tout en recherchant la décentration, la brisure, c’est-à-dire le seuil de la perte d’équilibre.

La dissolution et la brisure seront perçues comme des expériences élaborées pour rendre

compte du conflit permanent entre l’ordre et le désordre.

Les éclairages jouent avec les contrastes et reflètent le clair obscur inquiétant des apparences

et de la réalité qui échappe et ils appuient le lyrisme et le pathétique.